
Fadila Mehal, Présidente des Marianne de la diversité, a signé une tribune dans le quotidien gratuit Metro pour soutenir Aung San Suu Kyi, opposante birmane qui est assignée à résidence par le pouvoir.
« Aung San Suu Kyi, l’opposante birmane, devrait être libre. L’assignation à résidence de l’ancienne Prix Nobel de la paix, persécutée depuis 1990, devait en effet arriver à son terme. Hélas, c’était sans compter sur l’acharnement de la junte. Le nouveau procès qui s’est ouvert contre elle prolonge son cauchemar, la justice birmane l’accusant d’avoir enfreint les règles de son assignation à résidence. Ce nouveau simulacre lui fait risquer trois à cinq ans de prison supplémentaires. Chacun connaît la précarité de sa santé. Privée de liberté durant plus de treize ans sur ces dix-neuf dernières années, comment résistera t-elle aux geôles de Rangoun ?
Peut-on accepter que, pour exclure des élections de 2010 sa formation politique (la LND), on mette en scène un tel acharnement ? Les militaires redoutent-ils tant son message qu’ils prennent le risque d’être, une fois encore, mis au ban des nations ? Il est vrai que le risque était grand, qu’une fois libre elle remporte une victoire écrasante, comme en 1990, balayant ainsi le régime militaire au pouvoir depuis 1962. Au procès, 22 témoins ont été convoqués par l’accusation pour faire taire Aung San Suu Kyi alors que nous sommes des millions à prendre sa défense et à faire entendre sa voix. Nous, Marianne de la diversité, demandons que la défense s’organise, pacifiquement. Le temps de la résistance est venu pour qu’enfin en Birmanie “l’avenir guillotiné redresse la tête*”. »
*Anna Greki, poétesse algérienne de langue française.
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